Du travail du bois au crochet, il n’y a qu’un pas, pour la touche-à-tout des loisirs créatifs qu’est Laurence Jourdan, créatrice de la marque ArKIDée. Pour les lectrices de Fait Main Crochet, elle revient sur son parcours peu commun et en profite pour nous parler du contenu de son tout premier livre de crochet, paru en début d’année (interview réalisée le 7 février 2023 par Mathilde Campo – photos : © Laurence Jourdan).
Bienvenue Laurence, merci d’avoir accepté notre interview pour Fait Main Crochet ! Tout d’abord, nous aimerions vous demander qui se cache derrière le compte Instagram ArKIDée ?
Bonjour, merci pour cette chouette interview et bonjour à toutes ! Ce n’est pas
un exercice facile mais j’en suis ravie ! J’ai 60 ans, je vis en Lorraine avec mon compagnon depuis 25 ans et j’ai deux filles. Avant de créer ArKIDée, j’étais militaire dans l’Armée de l’air, une voie empruntée à la suite du décès de ma maman alors que je n’avais que 19 ans. Le fait d’intégrer une structure très stricte m’a permis de survivre à mon monde qui s’écroulait… Mais ce n’était pas mon rêve car j’ai toujours aimé créer, dessiner… Un jour, tardivement, je me suis réveillée et j’ai décidé de le vivre !


Cela fait maintenant plus de 10 ans que vous vous êtes lancée dans l’aventureentrepreneuriale. Comment s’est faite cette transition ? Quels étaient les premiers produits que vous avez développés ?
Bientôt 13 ans effectivement. La transition s’est faite grâce à l’achat de notre maison avec mon compagnon. Elle avait plus de 30 ans et il fallait la rénover. J’ai retrouvé le bonheur d’utiliser mes mains, bien plus passionnant que tapoter sur un clavier d’ordinateur… Maman m’avait un peu appris la couture et le tricot, et l’engouement pour le fait main débutait. La création du statut d’autoentrepreneur a eu un effet déclencheur. Donc go ! J’ai créé des ensembles complets pour enfants, des tenues de cérémonie, des tapis de jeux… Puis, une personne qui cherchait une étagère particulière pour son fils m’a demandé de la lui créer. Un petit croquis, et hop ! Mon aventure avec le bois est alors née !
Dans votre livre paru chez Dessain & Tolra, vous racontez que c’est pendant leconfinement que vous avez commencé le crochet. C’est épatant ! Commentavez-vous organisé votre vie durant cette période particulière, et comment est né cet amour soudain pour le crochet ?
Le travail du bois devenait pénible pour moi à cause de la poussière, du bruit… Qui plus est, je travaillais dehors sous mon porche, par tous les temps. Étant très attirée par la poterie, je m’étais inscrite à une formation de céramique ; c’était une piste pour faire évoluer mon activité. La crise sanitaire a tout stoppé ! Pendant le confinement, on n’avait même plus accès aux matières premières. Comme j’avais déjà acheté un peu de rotin au cas où et que je suis très curieuse d’apprendre différentes techniques créatives, j’ai commencé à regarder des vidéos sur la vannerie et à m’exercer. Parallèlement, des copines crocheteuses diffusaient sur Instagram des vidéos pour montrer comment crocheter. Je me suis laissé prendre à ce jeu, à suivre ces pas à pas, ça m’a beaucoup amusée et j’ai ressenti comme un déclic !


L’interview complète de Laurence d’ArKIDée est à retrouver dans votre nouveau magazine Fait Main Crochet n° 23, en vente depuis le 21 avril, ainsi que sur notre site internet !