Le Musée de Lodève invite à découvrir un coloriste exceptionnel au travers d’une exposition rétrospective intitulée « Jean-Francis Auburtin - Un âge d’or».

Au total, une centaine d’œuvres à admirer jusqu’au dimanche 27 mars 2022 !

 

Le génie créatif d’Auburtin

En véritable «portraitiste de la nature», Auburtin décèle dans chaque paysage le caractère intime du lieu. Lors de ses marches, il traque le motif, le capture dans ses carnets et amasse ainsi un riche répertoire de formes picturales. Fondation Ateliers d’Art de France décerne le prestigieux Prix Le Créateur à la céramiste Hélène Morbu pour son projet d’exposition «Hyperborée, Une vision contemporaine de l’Art Déco».

L’exposition se «Né dans le tourbillon d’un siècle finissant parsemé de contradictions et de fortes personnalités, Jean-Francis Auburtin (1866-1930) est à la fois perméable à de multiples influences tout en entretenant sa liberté qu’une facilité matérielle lui permet. Très attiré par l’impressionnisme et l’école de Pont-Aven, il flirte avec l’orientalisme, s’inspire du symbolisme auquel il emprunte un vocabulaire de sirènes et de faunes, de cyclopes et de centaures» souligne le communiqué de presse de l’exposition.

 

Le génie créatif d’Auburtin

Porquerolles, rochers des Deux Frères au cap des Médès, vers 1896. Gouache sur papier, 51 x 68 cm, de gamme.
Collection particulière. © François Doury. 

Le parcours de l’exposition

Le parcours thématique de l’exposition offre une déambulation exceptionnelle du symbolisme avéré du peintre à sa fascination pour la mer, et la montagne en passant par les estampes japonaises issues de la collection de l’artiste.

«Si la plupart des symbolistes cherchent à fuir le monde contemporain, dans le temps et dans l’espace, le délicat Auburtin est pourtant peut-être le plus radical d’entre eux. Ce n’est pas même le théâtre des dieux qu’il peint, mais leur monde à peine éclos, celui d’êtres encore liés à une nature première et qui font corps avec elle», écrit Jean-David Jumeau-Lafond dans le catalogue qui accompagne l’exposition.

 

Le parcours de l’exposition

 L’Aiguille d’Etretat, ciel rouge, vers 1898-1900. Gouache sur papier, 50,5 x 66,6 cm,
Collection particulière. © François Doury.

Une peinture sur le motif plus intimiste

Auburtin se fait une spécialité de grandes compositions marines et peuple les rivages de la Méditerranée de nymphes et de naïades. Pour ce faire, il parcourt le littoral français. Dans le Sud, il peint à Porquerolles et à Bandol ; en Bretagne à Belle-Île-en Mer ; en Normandie, à Etretat et Varengeville. Il s’investit dans la Société Nationale des Beaux-Arts dont il devient sociétaire en 1899. En Il marche dans les pas de Monet en arpentant et peignant les mêmes sites. Au fur et à mesure, le peintre finit par peindre les paysages pour eux-mêmes et développe en parallèle à ses décors, une peinture sur le motif, plus intimiste. Célébré de son vivant comme l’héritier de Puvis de Chavannes, Auburtin participe, à l’instar de nombre de ses confrères, aux grands programmes décoratifs des édifices publics.

 

Une peinture sur le motif plus intimiste

© Le Matin, 1894, huile sur toile, 113 x 162 cm. 

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